bienvenue die L£eute

bienvenue die L£eute
Bjr Bjr ! Alors voilà, je présente le début d'un livre, MON livre.
Il s'appelle " AU DELÀ DES ÉTOILES. " ....C'est beau comme nom, non ? I donne envie de lire ?
Bon, alors voilà le RÉSUMÉ :


.......
Une passion pour le ciel, une autre pour la mer.
Dans ces 2 immenses infinies bleutées, vont se rencontrer deux destins :
celui d'Amandine, et celui de Johnatan.
Amandine souhaite alors, réaliser le v½ux de sa mère, qui est de toucher les étoiles, à présent morte, elle souhaite rendre homage à sa mère.
Mais voilà qu'elle tombe amoureuse, et se retrouve incapable de quitter sa ville comme elle avait prévue....
Un fil invisible semble vouloir la retenir dans cette ville, au cours que se déroule le roman.
.......


Même si c'est, vous allez penser, une histoire classique, à chacun son style, et j'espère que le mien vous plaira !
Bonne Lecture !!!
<3 <3 <3

# Posté le mercredi 18 juin 2008 07:21

Modifié le samedi 23 janvier 2010 08:19

MANUSCRITS MANUSCRITS ......

MANUSCRITS MANUSCRITS ......
Bonjours !!! Alors voilà, ici je vais mettre le premier chapitre du livre que j'ai commencé !
LE TITRE EST : AU DELÀ DES ETOILES <3

CHAPITRE : * 1ère Rencontre *

" Il me faut un travail " se dit Amandine un soir en rentrant de son lycée. Et malgré la fatigue de sa journée, elle força ses pas à la conduirent dans le centre du minuscule port où elle habitait. En chemin elle s'arrêtait pour lire d'éventuelles petites annonces qui recrutaient du personnel : " Avis à tous ! RECRUTEMENT ! Un salaire payé en fonction de la qualité du travail. N'hésitez pas ! " lut-elle à la porte d'un coiffeur. Pas assez expérimentée pour ce genre de chose et trouvant la description trop vague à son goût, Amandine poursuivit ses recherches. A 18 heure passé, elle n'avait encore rien trouvé qui lui convenait tout à fait. Epuisée, elle décida de s'arrêter dans un petit tabac discret qui recrutait aussi. Il y régnait dedans une atmosphère sombre et embuée par la fumée du tabac. La salle si vaste qu'elle était et quoique agréable par son meublement en bois, était parcourue de chuchotis en tout genre qui la faisait frissonner. Amandine alla s'installer au bar, endroit qui était plus vite servis, en évitant les regards des grandes gueules du coin. Plus vite serait-elle sortie mieux ce serait...
Aussitôt où cette pensée ce fesait dans son esprit qu'une autre vint la piquer pour la contredire avec force. " Mais non, il ne faut pas que je pense ça si je veux travailler ici ! Un peu de courage ! Allez ! " Un serveur s'approcha d'elle. Il fuyait les regards lui aussi remarqua t-elle d'un coup d'oeil. Ce qui l'amena au contraire de ce que le garçon souhaitait surement. Elle se mit à l'observer plus franchement puis nota un autre détail : ce garçon plus âgé qu'elle de peu, avait la peau noire. Etrange, elle ne s'en était pas aperçue tout de suite à cause de la lueur sombre de la taverne. C'est alors qu'il lui jeta un coup d'oeil à son tour avant de marmonner :
" Bonjours, que désirez-vous ? "
Elle se tue un instant, puis répondit de la même façon :
"Un verre d'hydromel seulement s'il vous plaît."
Elle baissa les yeux furtivement avant de se remettre à observer le garçon.
Il avait les yeux vert. Oh et quel vert ! Presque le reflet sombre de cette taverne. Et sa voix, effacée mais si claire et si.....soyeuse ! Un frisson la parcourue. La voix n'avait été qu'un chuchotement, mais ses paroles résonnaient en boucle dans sa tête comme une douce mélodie. L'esprit ailleurs, Amandine retomba de son nuage que lorsqu'elle croisa le regard dur et froid d'un homme en face d'elle. Dans un mouvement précipité elle baissa la tête et se réprima en silence. Elle s'était laissée distraire et s'en voulue. Qu'est-ce qu'il lui avait pris ? Elle était là pour un travail bon sang !
Sous son rideau de mèches couleur sablé, elle se recomposa un visage dur et ne le releva que lorsqu'elle vit apparaître un verre qu'on poussait dans sa direction. Elle marmonna un " merci" puis se pencha soudain en avant pour retenir l'attention du serveur :
"Excusez-moi, mais je suis venue ici pour l'annonce en faite, à qui dois-je m'adresser pour me faire embaucher ? "
Le garçons tressailli légèrement, étonné, puis se renferma de nouveau et dit d'une voix sèche et dure, encore plus bas :
"Nous ne recrutons personne pour le moment mademoiselle. Vous devez faire erreur. "
Il s'apprêtait à repartir à nouveau, mais Amandine, plus vive, étendit le bras pour le saisir. Elle sentait que c'était faux, et ce garçon l'intriguai :
" Si. Insinuez-vous que je suis en train de mentir ? J'ai vue le papier de mes propres yeux. Expliquez moi."
Un éclair de colère traversa les yeux du garçon qui répondit aussitôt, la langue de serpent :
"Je ne peux pas. Je vous dit que nous n'embauchons personne ! C'est...J'ai besoin de cet argent. Laissez moi tranquille maintenant. "
Amandine ne s'attendait pas à ça. Sur le coup de la surprise elle lâcha le bras du garçon, mais, furieuse d'avoir lâché, elle tâpa du point sur le comptoir et s'écria :
"Mais moi aussi j'ai besoin de cet argent ! Non mais quel égoïste ! "
Le garçon ne se retourna pas mais elle sut qu'il avait entendu à son léger raidissement sous l'insulte.
Amandine s'était attirée l'attention sur elle en s'écriant. Il ne fallait plus qu'elle s'attarde à présent, c'était devenu risqué. Et pour la place eh bien...c'était mort. Plus la peine d'y songer.
Elle se leva et partie d'un pas décidé, rompant la glaciale ambiance qui régnait par le martèlement de ses bottes. Elle ne cherchait plus à se cacher, tout le monde la dévisageait.
En sortant de la taverne elle claqua la porte. Elle était furieuse. L'air de dehors lui fit du bien. Elle se rendit compte alors du cahot de ses pensées. Les joues enflammées, elle avait l'air d'une adolescente qui vient piquer sa crise.
Elle passa une main sur son visage en ramenant ses cheveux en arrière. En regardant en l'air, elle vit de minuscules flocons de neige se mettre à tomber. De la buée sortait de sa bouche. Ce petit tour l'amusa et elle en perdit sa mauvaise humeur, effacée, balayée, par la beauté aveuglante de la neige tombant sur son petit village d'enfance. Elle était toujours aussi émerveillée par ce tour de magie chaque année, inlassablement. comme ici =)
Elle jura tout-à coup. Elle n'avait pas bu ce fichu verre d'hydromel ! Et encore moins payé !
Elle était encore devant la porte de la taverne. Elle était tentée de re-rentrer et....mais non. Sa maudite fierté l'en empêchait. Elle fit à voix haute :
"Eh bien tans pis ! ça lui fera les pieds tiens ! "
Amandine rit doucement pour elle même. Elle aimait bien se parler à elle même. Contrairement aux autres personnes qui pourraient trouver sa bizarre, elle, aimait bien.
Elle se remit en route, rentrant chez elle pour de bon cette fois.
Cet incident, qui aurait du se perdre parmi tant d'autres, retint pourtant sa frustration. Elle avait sans cesse les pensées dirigées vers ce garçon si surprenant et si....désagréable ! Elle repensait le plus souvent au côté agréable du garçon. Plus souvent qu'elle n'osait se l'avouer.
Et pendant la semaine qui suivit, pendant qu'elle s'affairait à trouver ce petit travail, elle guettait. Dans la rue elle se retournait. Chez elle elle s'alarmait pour le moindre petit bruit de la rue. A l'école elle dévisageait les gens méchamment...Au bout du quatrième jour ces petits réflexes l'agacèrent. Elle mit un point d'honneur à se forcer à adopter une attitude normale. Et ça marcha.
Peu à peu elle cessa son petit manège, même si au fond d'elle elle n'avait toujours pas gagné.
Amandine avait proposé à 2 ou 3 familles ses services de baby-sitter. A présent tout les soirs après l'école elle s'occupait d'enfants à garder. " C'est plutôt cool, parce que ce petit boulot est simple, sympa, et assez bien payé " se dit-elle. "Et je suis surement plus heureuse que si j'avais été dans cette immonde caverne remplie de loucheurs pas nets !"
Plus Amandine se trouvait de bonne raisons d'aimer son boulot, mieux sa allait. Elle y prenait même plaisir parfois avec certains enfants : Elle s'était attachée à une petite fille de 6 ans, dont elle avait la charge le Lundi soir, Jeudi soir et Dimanche après-midi. La petite, métisse de nature et les yeux rieurs, avait une tignasse indomptable de boucles brunes encadrant son visage à fossettes.Elle se prénommait Lina et avait terriblement peur du tonnerre...

Toutes les 2 un soir d'orage, se tenaient blottis l'une contre l'autre, dans le grand canapé usé du salon. Lina tremblait et hoquetait de peur. Amandine la serrait dans ses bras en lui parlant doucement pour la bercer. Elle avait finie par s'endormir, ses petites mains cramponnées au pull d'Amandine. Celle-ci avait veillé tard cette nuit-là. L'orage avait tonné jusqu'au petit matin. La mère de Lina était rentrée trempée, les yeux affolés cherchant sa fille des yeux. Quand elle l'a vit dans les bras d'Amandine, elle se laissa tomber sur le canapé, exterminée. Elle inspira profondément :
" Ah ! J'ai eu tellement peur pour Lina ! Quand je me suis rappelée qu'elle avait la phobie des orages j'ai essayé de me libérer le plus vite possible mais j'ai paniqué et....et....Oh, vous ne pouvez pas savoir ce que vous avez fait pour moi ! Sa n'a pas dû être facile j'imagine. Je ne sais comment vous remercier. J'aimerai bien pouvoir vous donner plus que ce que je vous donne déjà d'habitude, mais c'est impossible pour moi malheureusement. Voyez déjà dans quel taudis nous vivons ! "
Suzanne. La mère de Lina s'appelait Suzanne et empestait l'alcool. Sa nuit n'avait pas dû être très claire pour qu'elle ne revienne qu'au petit matin, songea Amandine, insensible aux gémissement de Suzanne.
Elle répondit cependant tout aussi chaleureusement :
" Non, vous vous trompez. Lina ne m'a pas causé de soucis, elle s'est vite endormie.....Rassurez vous je ne l'ai pas quitter une seconde, elle a été très sage. Ne vous en faîtes pas pour l'argent, après tout c'était dans mon rôle de baby sitter de veiller sur elle pendant que vous n'étiez pas là. Donc payez déjà ce que vous pouvez, je ne me sens pas en devoir de vous réclamer plus que ce que vous ne pouvez. "Amandine tendit Lina à Suzanne, qui la prit délicatement, ôtant ses petits doigts un à un du pull d'Amandine.
Après une pause où la mère contempla en silence sa fille endormit, elle reprit calmement :
"Merci Amandine. Vous me soulagez énormément."
Amandine s'empara du billet que lui tendait Suzanne pour sa paye.
"Il faut que je parte à présent. Bonne fin de soirée à vous Suzanne." Amandine se leva et défroissait ses vêtement pendant que Suzanne s'exclamait :
" Oh oui bien sûr ! Rien ne vous retient ! Ils doivent s'inquiéter chez vous ! "
Amandine se figea, le dos tourné à Suzanne. Non bien sûr que non. Elle ne devait pas lui en vouloir, elle ne savait pas après tout....se dit Amandine en son for intérieur. Puis tout haut, froidement :
" Il n'y a personne chez moi."
" Oh..." dit simplement Suzanne qui ne savait plus où se mettre quand elle comprit qu'elle avait touché un point sensible.
Elles restèrent en silence une minute. Amandine s'apprêtait à s'en aller lorsque Suzanne reprit lentement :
" Vous savez Amandine, je n'avais pas le droit de vous embaucher normalement. Mon plus grand fils me l'avait interdit. Il faut le comprendre, c'est lui qui travail pour nous tous, ici. C'est très dur pour lui. Et je comprendrai très bien que vous ne reveniez pas par la suite, après ce qu'il s'est passé. Peut-être est-ce même mieux pour nous deux. De toute façon un jour où l'autre vous vous seriez croisés et sa aurait mal finit. Mon propre frère est médecin, et parfois il nous aide........."
Amandine ne prêtait plus attention aux paroles, alors qu'elles auraient dû un minimum attirer son attention.
Elle s'apprêtait à s'en aller discrètement, mais à l'instant où elle posa la main sur la poignée celle-ci tourna sur elle même et la porte s'ouvrit brusquement. Amandine eut le temps de faire un bond en arrière, mais pas d'éviter la personne qui lui rentra violemment dedans. Amandine tomba dans un cri à la renverse sur le parquet mal ciré. Avec tout ce raffut Lina s'éveilla en sursaut. Amandine, sonnée, n'entendit les excuses prononcées qu'avec un temps de retard. Déjà des mains solides la remettaient sur pieds. Abasourdie, Amandine perdit l'équilibre et ne se rétablie de justesse que grâce aux mêmes mains. Seulement alors elle releva la tête pour invectiver la personne qui l'avait bousculé, malgré ses excuses. Ses insultes lui restèrent en travers de la gorge. Elle manqua s'étouffer en croisant les yeux aussi vert, et aussi profonds qu'un lac, qu'elle n'avait de cesse de maudire toute la semaine durant ! Et cette peau ébène, aussi douce que du satin....
Lui, toujours aussi calme, la regardait avec méfiance, seul le miroir de ses yeux exprimait ses questions non prononcées. Perdue, Amandine se débattait avec sa conscience pour reprendre pied. Elle fesait à présent le lien avec les paroles de Suzanne et le garçon.... Alors seulement elle explosa, moitié soulagé de le revoir, moitié furieuse d'apprendre qu'elle travaillait pour lui :
" TOI ! "

***


ET VOILA ! LE PREMIER CHAPITRE EST TERMINER !
qu'en dites vous ? j'accepte tout : critiques et éloges. ( surtout éloge ^^ ) pour pouvoir à loisir améliorer mon texte.
Je n'ai pas écrit toute la suite donc vous devrez attendre un peu.....mais bon, comme c'est les vacances je pense que sa devrai vite venir !


# Posté le vendredi 18 décembre 2009 16:00

Modifié le jeudi 04 février 2010 14:50

PAR ICI LA SUIIIIITE !!!

PAR ICI LA SUIIIIITE !!!
Et oui ! et oui ! je sais que vous attendiez la suite avec impatiente !! voici le chapitre 2 !!!!!! et oui !! déjà !! ^^ lol c'est bon j'arrête ! ^^

CHAPITRE : * 2ème Rencontre - Garde d'enfants*


Le garçon eut un moment l'air perdu et dévisagea plus intensément Amandine jusqu'à ce qu'elle lui revienne. Son visage s'éclaira puis se rassombrit directement. La même colère que l'autre jour vint troubler le lac parfait de ses prunelles.
"Lâche moi." Fit Amandine d'un ton brusque en se dégageant de ce contact pourtant pas si désagréable qui la tenait ferme sur ses pieds. Ses mains glissèrent lentement le long de son corps, la lâchant comme à regret....Moment de gène, rompu par le garçon :
" Que fait-tu ici ? "
Amandine n'eut pas le temps d'ouvrir la bouche que Suzanne s'interposa entre eux deux. Elle serrait toujours Lina dans ses bras.Celle-ci ouvrait de petits yeux écarquillé de sommeil troublé. Quand Amandine entra dans son champ de vision, elle tendit les mains vers elle en souriant. Amandine attrapa les petites mains menues avec tendresse, oubliant d'un instant à l'autre ses soucis.
" Vous vous connaissez ? " demanda alors la mère.
Retour sur terre.
"En quelque sorte...." Répondit le garçon les yeux baissés. " On s'est rencontré sur mon lieu de travail c'est tout."
Oh oui c'est tout, c'est ça, il ne veut surtout pas avoir à reconnaître qu'il est un pur et simple égoïste en plus d'être lâche ! pensa Amandine, si fort qu'elle crut un instant l'avoir prononcé tout haut quand elle croisa de nouveau ces maudits yeux troublants et indifférents !
" Très bien, alors puisque vous m'avez l'air surpris de vous retrouver ici, j'explique ....."
Suzanne essayait de reprendre les devants, mais sa nuit n'avait pas du être facile car elle oscillait légèrement d'avant en arrière et ses paupières tombaient de sommeil.
Lina sourit à Amandine et prononça son nom dans un gazouillement d'oiseau. Amandine fondit de tendresse et lui serra plus fort sa petite main toute chaude. Amandine notait avec une satisfaction perverse que le garçon haussait un sourcil surpris avant de les froncer légèrement, devant leur manège.
Suzanne, aveugle à ce qui se passait autour d'elle, poursuivit :
" Amandine, voici Johnatan, mon fils dont je vous parlais il y a un instant......"
Les oreilles d'Amandine bourdonnèrent. Le nom résonnait à ses oreilles, sans fin, encore et toujours. Amandine n'entendit plus rien pendant un instant. Le temps se figea, et 3 syllabes frôlèrent ses lèvres en silence, elle murmura, Johnatan. Le nom lui resta dans la bouche un moment, odieux délit que de savourer inconsciemment un nom qu'on voudrai détester.....
Mais la voix de Suzanne reprit, rompant sa douce mélodie intérieur :
" ......Et Johnatan, voici Amandine, la baby sitter que j'ai engagé malgré tes réticences. Je suis désolé que tu apprenne que je n'ai pas suivit ton interdiction, mais je t'assure que je ne la paie pas avec ce que tu gagnes, c'est ma propre responsabilité et je m'y engage, je te le promet. "
Suzanne soupira une nouvelle fois. Elle ne faisait plus que ça. Elle reprit, la voix lasse :
" Et puis sa devait bien arriver un jour....." Elle se tourna vers Amandine :
"Je vous l'ai déjà dit, mais je vous le redit, je comprendrai très bien que vous ne vouliez plus revenir ici après. Un jours de toute façon je n'aurai plus moyens de vous payer quoique ce soit, autant vous le dire tout de suite. "
Amandine secouait la tête énergiquement, puis répondit avec un sourire emprunt de pitié :
" Non, non, je vous le répète, je.....Comment vous le faire comprendre...? je...." A cet instant Lina intervint en s'écriant de toute sa petite force :
" Amandine ! C'est vrai que tu vas partir ? Et tu vas revenir n'est-ce pas ? Hein, Amandine ? Tu vas revenir ? Parce que moi je veux que tu reviennes ! Comment je vais faire sinon quand il y aura de l'orage et que tu ne seras pas là ? Je veux pas que tu partes, Amandine ! Restes !!! "
Lina commença à pleurer tout doucement. Suzanne la berça calmement, quand Johnatan dit :
" Je serais là, ne t'inquiète pas ! "
Sur le coup Lina s'arrêta de pleurer, et regarda Johnatan de travers, puis elle répondit :
"Non, moi je veux Amandine. Et puis d'abord toi t'es jamais là. Pourquoi ? T'es méchant ! Je t'aime pas ! Amandine ! "
Lina avait dit ça comme ça, tout naturellement, ça venait du coeur, on ne pouvait ignorer cette plainte déchirante. Johnatan encaissa, et ce regard dédié aux inconnus dont on se méfies, et ces paroles déchirantes. Un éclair de tristesse infinie traversa un court instant ses prunelles profondes, puis il se renferma sur lui même et parti à grands pas du salon.
Suzanne avait essayé de réprimander Lina en lui expliquant que c'était grâce à lui qu'ils vivaient et pouvaient manger ici, mais Lina ne voulait rien savoir, elle s'en fichait.
Pendant ce temps Amandine n'avait rien dit. Elle avait juste jubilé en silence aux paroles de la petite fille et s'était réjoui de la tête de Johnatan. Mais par la suite elle se remit en colère, lui en voulant de faire comme s'il portait toute la tristesse du monde sur les épaules.
Suzanne soupira alors encore une fois, décidément sa devait être une lourde charge les enfants.
Amandine décida d'abréger cette nuit sans fin, et déclara sur un coup de tête, qu'elle ne regretta pas par la suite:
" Bon, ne vous en faîtes plus pour ça. Je reviendrai, je vous le promet, vous n'aurez même plus à me payer. Je refuse, car je le fais pour Lina, et seulement pour elle, vous comprenez ? "
Lina et Suzanne s'exclamèrent toutes les deux, rayonnantes de joie. Lina disait :
"Ouiiiii ! Amandine-va rev'nir__e ! Amandine-va rev'nir__e ! "
Et Suzanne :
"Oh c'est merveilleux ! Mais vous êtes sûr de ce que vous faîtes ? Ne pensez vous pas que.....Oh et puis je ne me le referai pas dire deux fois ! Vous êtes ici chez vous Amandine et le tutoiement est compris !"
Suzanne retrouvait des couleurs malgré sa fatigue, soudain c'est comme si on lui avait gommé quelques rides : elle semblait plus jeune. Amandine sourit à son tour, heureuse d'avoir pu les aider.
Elle repartit le coeur légé, alors que Johnatan à l'étage soufflait avec dédain, prenant ce simple geste pour une fausse marque de gentillesse. Amandine elle même au fond n'aurait su dire si elle l'avait fait pour Lina ou bien pour creuser encore plus la différence entre elle et Johnatan......Ou bien encore, juste pour le revoir.....
Quoiqu'il en soit, Amandine s'endormit ce soir là en susurrant pour elle même dans le noir, le doux nom qu'elle avait déjà appris par coeur, rejouant encore et encore les événements de la journée inlassablement
.



ET OUI DEJA LA FIN DU DEUXIEME CHAPITRE ET TOUT DE SUITE....LA SUITE =D.

# Posté le lundi 21 décembre 2009 14:46

Modifié le samedi 23 janvier 2010 08:38

3ème CHAPITRE. Sa va viiiite !! ^^

3ème CHAPITRE. Sa va viiiite !! ^^
NEEEEEEEEEEXT !!! ;p

CHAPITRE : * Prisonnière *


Par la suite, Amandine revint souvent chez eux pour s'occuper de la petite Lina. Elle l'emmenait parfois au bord de la mer, et toutes les deux restaient là longtemps à s'amuser, marcher, ou simplement parler.
Amandine avait une passion non expliquée pour la mer. Elle s'y confiait corps et âme ouvert en toute confiance.
Lina avait fini par comprendre combien cet endroit était important pour Amandine et se mit elle aussi à l'adorer. C'était simple : Amandine était son modèle et elle l'imitait en tout. Elle l'admirait et faisait tout comme elle. Amandine et elle s'étaient très vite entendues comme deux soeurs. Amandine lui confiait beaucoup de choses à elle aussi, croyant parler à une enfant, mais Lina, beaucoup plus fine, retenait, se faisait maligne et montrait parfois signe d'une étonnante intelligence pour son âge. Toutes les deux se plaisaient à s'appeler mutuellement "Kleine Schwester ", petite soeur en Allemand pour Lina, ou " Grosse Schwester", grande soeur pour Amandine.
Lina posait énormément de questions qu'Amandine satisfaisait en totale confiance.
Ainsi Lina appris que le père d' Amandine était marin, et qu'il était souvent en expédition, et que sa mère était morte dans la mer. Elle s'était noyée quand elle n'avait que cinq ans, mais elle lui manquait beaucoup. Amandine ne s'expliquait pas la passion qu'elle vouait à la mer naturelle qui lui arrachait pourtant tour à tour ses parents. Elle n'arrivait pas à la détester, comme si elle y était intimement liée.
Lina répliquait à cela que ce n'était pas juste, que c'était triste pour elle car elle vivait seule étant fille unique. Et Lina se collait alors plus fort à Amandine, la soutenant de ses petits bras métisses fragiles, sa chevelure épaisse chatouillant le menton d'Amandine qui riait doucement.
Amandine et elle parlèrent encore et encore, surtout Amandine, comme si elle pouvait enfin se soulager d'un poids trop lourd opur elle. Elle raconta aussi, comme Lina la questionnait encore, qu'elle avait besoin d'argent car celui que son père lui envoyait n'était pas suffisant pour réaliser son rêve....
" Je met de côté depuis un petit moment déjà, et, quand j'aurai assez et que j'aurai terminé le lycée, je m'en irai. Je ne sais pas encore où, mais j'irai, c'est sûr " Expliqua Amandine avec détermination.
Lina râla :
" Non, je veux pas que tu partes Amandine, ou alors tu m'emmènes avec toi."
" Je ne peux pas Lina, ce n'est pas possible. Tu dois rester ici encore un peu." répondit Amandine en lui caressant doucement les cheveux pour lui montrer que pour l'instant elle était encore là.
" C'est quoi ton rêve Amandine ? " demanda alors Lina, toujours curieuse.
" Ce n'est pas vraiment le mien, mais celui de ma mère. Je me souviens qu'elle m'a dit un jours qu'elle aurait aimé toucher les étoiles....Je ne sais pas très bien ce que cela signifie, mais je trouverai, j'en suis sûr."
Elles restèrent silencieuses, blottis l'une contre l'autre, sur la plage bien après que le soleil se soit couché. Elles rentrèrent alors main dans la main, la mer berçant leurs rêves de reflets scintillants....

***

Les jours s'écoulaient, paisibles, sans que rien ne viennent les perturber. Amandine songeait toujours à Johnatan, mais moins méchamment. Elle découvrait un autre garçon à travers les yeux et les récits de Lina, qui malgré ses paroles blessantes de la fois dernière, hésitait, et se contredisait souvent.
Elle disait qu'elle ses sentait juste mal à l'aise avec lui, parce que quelque chose l'avait changé. Il n'avait pas toujours été comme ça, aussi froid et distant. Elle le disait gentil et attentionné, drôle même. Mais il avait changé depuis quelques temps, il n'était plus le même. Amandine était intriguée par ses paroles, et se demandait ce qui avait bien pu le perturber ainsi.
Elle avait beau s'efforcer de penser moins à ce garçon, mais elle ne se l'expliquait pas non plus. Il l'attirait irrévocablement. Elle se surprenait en permanence à songer à lui. S'en était presque à un point obsédant !
Elle posait à Lina, plus de questions sur lui qu'elle n'en aurait posé sur aucun autre. D'un côté sa lui prenait tellement la tête qu'elle en avait des migraines, mais de l'autre elle s'habituait; se forçait à vivre avec, mais refusant encore catégoriquement l'évidence qui s'imposait pourtant petit à petit à elle.
C'est impossible ! Je ne le connais pas ! Je ne sais rien de lui ! je ne VEUX PAS !
Mais ce genre de chose ne se décidait pas. Sa peau ébène l'attirait immanquablement, les deux lacs immenses de ses deux yeux reflétaient la folie de siens éperduments noyés dans cet océan vert, sa bouche sensuelle remuait avec grâce, prononçant de rares paroles d'où elle était pendue.
Amandine refusait, hurlait pendant se nuits blanches, pleurait avec rage sous la douche, passait ses colères sur le sable blanc qui s'enfonçait sous ses coups sans lui faire de mal. Impuissante, elle se révoltait contre elle même, se retranchait dans ses limites du possible.
Un jour après un repas qu'elle s'était efforcée de manger jusqu'au bout, elle se rendit sur la plage comme à son habitude. Ce jour-là elle marchait lentement. L'hiver passait, et le ciel se dégageait peu à peu.
Amandine était à bout. Elle s'en voulait d'être tombée amoureuse. Parce que oui, elle l'acceptait. Son cerveau lui ayant chanté ce refrain pendant si longtemps, qu'il avait fini par se faire son chemin. Elle l'acceptait mais avec qu'elle tristesse !
Qu'es-ce qui n'allait pas chez elle ? D'habitude les jeunes filles sont toujours heureuses quand elles aiment ! Mais elle ? Non. Et pourquoi ? Parce que c'était LUI. Et qu'elle n'avait pas envie. Pas envie d'être amoureuse en fait. Il était venu troubler ses moments de paix. Elle n'avait plus une minute a ELLE. Elle était triste car si sa fichue raison la retenait ici à cause de lui, de peur de le perdre, elle ne pourrait jamais partir pour réaliser le voeux de sa mère, et ça, elle ne lui pardonnerai jamais. Peut-être pourrait-elle envisager d'avancer son départ plus tôt, avant qu'il ne soit trop tard....
Amandine s'arrêta de marcher et s'assit dans le sable pour faire des ronds avec ses doigts. Il y avait peu de vent mais assez pour effacer le message qu'elle venait d'écrire. Une larme roula doucement sur sa joue pour venir s'écraser dans le 0 qu'elle avait dessiné. Elle releva la tête. Face à la mer. Les larmes roulaient librement le longt de ses joues à présent, tel un flot ininterrompu. Une plainte s'échappa de sa gorge et elle murmura d'une voix rauque l'appelle au secours que le vent avait emporté :
" S.O.S..." " S.O.S. " répéta-t-elle plus fort. " S.O.S, ma mer, S.O.S ! Fait quelque chose ! Il faut que ça cesse ! Par pitié....Que ça cesse....." Amandine sanglotait à présent, secoué de hoquets. Elle pleura longtemps, éperdument, jusqu'à ce qu'elle n'en puisse plus et posa sa tête sur ses genoux, enroulant ses bras autour d'elle pour se créer une coquille confortable.
Elle avait dû s'endormir car quand elle se réveilla, le soleil avait largement changé de position et elle avait faim. Un froissement de tissu la fit brusquement tourner la tête. Elle crut halluciner : Johnatan se tenait à ses côtés regardant la mer. C'était la première fois qu'ils se retrouvaient seuls tout les deux depuis leur première rencontre à la taverne. Il la regarda à son tour et lui tendit un mouchoir.
Elle s'en empara, appréciant le geste, et se tamponna les yeux avec. Une fois qu'elle eut retrouvé un minimum d'allure, passé une main dans ses cheveux blonds captant les rayons du soleil, elle inspira profondément l'air de la mer et laissa échapper un tout petit :
"Merci. Pour le mouchoir."
Johnatan ne répondit rien. Il s'était remit à observer la mer. Bizarrement Amandine avait retrouvé immédiatement tout ses sens avec précision, alors que lorsqu'elle se réveillait d'habitude il lui fallait bien une demi-heure pour se rappeler son âge.... Sa doit être à cause de la présence de Johnatan, se dit Amandine, son intérêt pour la mer franchement diminué par sa simple présence. Elle en avait des frissons. Rien que de se savoir assise à ses côtés la mettait dans drôle d'état.
Johnatan s'en aperçu et lui demanda :
" Tu as froid ? Tu veux ma veste ? " Prudent, il avait préféré demander avant de se risquer à faire quelque chose qui l'aurait vexé.
Amandine, stupéfaite, apprécia une nouvelle fois son geste et alors qu'avant elle l'aurait remballé direct, elle répondit délicatement à son tour :
" Merci, mais sa ira, je n'ai pas froid. " Et elle avait dit la stricte vérité.
Johnatan avait dû sentir que quelque chose, comme son point de vue vis à vis de lui avait changé ou bien le bon moment était venu, car il décida de prolonger la conversation, ignorant ses yeux rougit par le chagrin :
" Je sais que tu dois m'en vouloir pour la dernière fois de ne pas t'avoir laissé voir le patron de l'auberge. Je regret, je me suis conduis comme un idiot, pardonne moi. Mais il faut me comprendre. Pour eux je suis un étranger ici dû à ma couleur de peau. Toi tu aurais très bien convenue à ce post. Jeune et jolie tu aurais attiré les clients, de part ton énergie à revendre. Je me serai fait viré. Essaye de comprendre ma position. Ce n'est pas simple. Je change fréquement de boulot mal payé en raison de racisme envers moi. "
Johnatan avait une voix chaude et prudente. Il avait dû essayer plus d'une fois d'expliquer sa situation sans résultat, surement, se dit Amandine, baissant peu à peu ses barrières devant celui qui cherchait à communiquer avec elle. Un mot lui revint en tête, faisant taire tout les autres d'un coup : JOLIE....jolie...jeune et jolie...Amandine peinait à ne retenir un immense sourire. Une ombre seulement de ce sourire passa sur ses lèvres, indiscernable. Il avait voulu aller vers ce terrain là ? Très bien, Amandine ne se le referai pas dire deux fois, comme Suzanne, elle prit cette chance au vole, et avança à son tour :
" Non, c'est bon. J'y ait beaucoup réfléchi, et je trouve ma conduite irresponsable moi aussi. J'ai agi sur un coup de tête, je n'ai pas pensée à ce que tu aurais pu ressentir. On me dit souvent que j'ai un fort caractère. Je..."
Amandine s'arrêta net. Elle venait de penser quelque chose de terrible : Si elle restait là à bavarder avec lui, s'en serait finit de ses belles résolutions. Elle ne pourrait plus partir, prisonnière de lui.
Elle se leva avec précipitation, trébuchant maladroitement. Il suivit le mouvement, une expression de sincère inquiétude sur ses traits. Sa la déchira, elle dit :
" Je ...je suis désolé ! Il faut que j'y aille ! J'ai complètement oublié l'heure et j'ai...j'ai...j'ai des enfants à garder ! "
Elle l'avait dit en bégayant, se maudissant de cette excuse bidon.
Il semblait hésitant à la croire ou pas. Mais quand Amandine se détourna en courant pour s'enfuir loin de lui, son expression blessé lui resta profondément marqué dans sa mémoire. Il avait deviné.



FIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIN !!!! ^^ enfin du 3ème chapitre seulement !! vous avez de la chance je vous ait écrit plus que ce que je n'avais écrit sur la feuille !!! je m'étais arrêté seulement au moment ou elle découvre qu'il est assis à côté d'elle. BANDE DE VEINARDS ! ^^

# Posté le mardi 22 décembre 2009 08:48

Modifié le samedi 23 janvier 2010 08:39

4ème CHAPITRE

4ème CHAPITRE
Coucou !!!
Voilà, alors, ANNONCES : *Juste comme ça. Ce chapitre contient moins d'actions, et est plus long que les autres car ici je rajoute pleins de petits détails quotidiens. pet-être est-ce trop ? Vous me direz.

CHAPITRE : *Trop tard .... *

Le lendemain Amandine se leva tard. Elle n'avait pas dormit de la nuit : Elle n'avait de cesse de penser à ses paroles d'hier. Qu'elle avait été cruelle ! Elle s'était fait l'idée que si elle restait trop près de lui elle ne pourrai plus jamais avoir la force de partir; et elle avait mentie. Elle avait mentie et il l'avait compris ! Elle revoyait son visage décomposé comme trahit. Son visage dur accusait ce nouveau mensonge, rejoignant les innombrables autres qui avaient précédés.
Amandine cria de douleur. Un mal de chien lui cognait la tête comme pour la punir. Son front était ruisselant de fièvre. On entendait dans la pièce silencieuse les mouvements précipités de son coeur suffoquant.
Elle gémit et se leva en titubant, se raccrochant à se qu'elle pouvait, n'importe quoi, un meuble, du courrier qui glissa par terre, un vase qui se brisa; en fin elle atteignit la cuisine, toute pantelante. Elle s'effondra sur le carrelage froid qui lui fit du bien.
Quand elle reprit connaissance, sa migraine tapait moins fort, et elle put avaler quelques verres d'eau. Une fois installée sur une chaise en bois, elle s'aperçut que le téléphone sonnait.
Elle se précipita dans le salon, mais trébucha, se releva; et atteignit enfin le téléphone :
"Allô ?" fit-elle, si bas qu'elle du répéter plus fort. Elle n'avait plus de voix.
"Amandine ?" fit la personne au bout du fil.
" Amandine c'est toi ? Tu vas bien ? C'est Suzanne. Je t'appelle car Lina a besoin d'être gardée et comme tu n'es toujours pas là.....Amandine ? "
" Oui" fit-elle avec une grimace, se frottant le genou.
" Je ne pourrais pas venir aujourd'hui, je suis désolé. Je ne me sens pas bien. Sinon au pire ce que vous pouvez faire c'est amener Lina. Elle ne craint rien j'ai juste un peu de fièvre. "
Amandine entendit Suzanne souffler de soulagement. Elle répondit :
"Oui, c'est d'accord. J'arrive tout de suite. Sois prudente ! " Et elle raccrocha.
Amandine se traîna jusqu'à la porte d'entrée. Un peu de compagnie lui ferai oublier ce pour quoi elle se débattait intérieurement.
Peu de temps après la sonnette retentie, vrillant les tympans d'Amandine.
Elle ouvrit.
Lina, inquiète, se tenait sur le seuil. Suzanne était déjà partie.
Lina resta tout le restant de la journée au chevet d'Amandine, qui lui fut d'une bonne distraction. Lina parla beaucoup; de tout, de rien, d'elle et...Amandine la coupa au milieu d'une phrase. Elle n'arrivait pas à se concentrer sur les paroles de Lina, trop préoccupée.
Epuisée, elle avait décidé d'adopter une nouvelle tactique en demandant de but en banc :
"Lina. Comment vas Johnatan ? "
Lina s'arrêta de parler pour observer étrangement Amandine. Celle-ci sentait son regard interrogateur la transpercer. Elle regardait vers la fenêtre, fuyant son regard. Lina ne dit rien pendant une minute, puis dit, avec sa franchise habituelle :
"Tu es amoureuse de lui, n'est-ce pas Amandine ? " Il y avait comme une note déçu dans sa voix. Amandine la regarda. Lina avait un air sérieux. Amandine s'étonna un instant de la perspicacité de cette enfant, mais elle avait déjà eut l'occasion de l'observer avant. Elle ne chercha donc pas à savoir comment elle avait deviné, et ne répondit pas. Elle savait que Lina saurait ce que cela voulait dire.
Amandine, même si elle s'était finalement résignée à cette pensée, était incapable de se la dire tout haut.
En effet Lina comprit, et dit :
"Je...Je pense que tu fais une erreur en faisant ça. ça ne te mènera à rien avec lui avec lui. C'est comme si il ne voyait plus personne maintenant. Tout ou presque lui est égale, et je....je....je ne veux pas que tu l'aimes ! "Amandine ouvrit de grands yeux étonnés. Lina elle-même n'était pas d'accord ! Sa alors ! Si elle avait su...! Amandine lui fit un grand sourire, et répondit :
" Merci Lina, merci ! Tu es vraiment mignonne, mais tu sais....c'est drôle, mais moi non plus je ne voulais pas l'aimer au départ. Mais je n'ai pas choisit. Sa s'est imposé à moi comme sa. A présent je suis incapable de le détester....
Hier.....J'ai un peu parlé avec lui sur la plage. Mais à un moment....je ne sais pas, j'ai eut peur. Peur de lui. Peur qu'il me retienne ici....Et je me suis enfuie. Lina, j'ai bien vue qu'il a compris que je lui ai mentie pour le fuir. Je pense que j'ai été trop loin. Il venait de me parler de sa difficulté à s'intégrer dans les milieux à cause de sa couleur.....Et voilà que juste après je prend la fuite. Il a dû penser.......Oh ! C'est horrible !....Il a dû penser que c'est encore à cause de sa couleur de peau ! Oh, je m'en veux, mais je m'en veux !! Tu ne peux pas savoir à cquel point ! Je ne sais plus quoi faire....C'est moi la lâche dans cette histoire !"

Amandine avait caché son visage dans ses mains, sorte que le bruit de sa respiration était amplifiée.
Lina ne disait toujours rien. Elle comprenait l'histoire petit à petit. Et ne savait pas quoi dire. Ces choses là, c'était des histoires de grands, et malgré son intelligence, elle était bien inexpérimentée et trop jeune pour ce genre de chose.
Amandine se calma et regarda Lina. Elle lui en demandait trop, sa se voyait. C'est à peine si les enfants de six ans découvrent la différence mentale entre les " filles et les garçons". Mais Lina, très fine, surpris une fois de plus Amandine. Elle répondit à la première question qu'Amandine lui avait posé sur lui. C'était tout ce qu'elle était capable d'atteindre, et c'était déjà beaucoup :
" Johnatan....Je ne l'ai pas entendu revenir cette nuit. Mais je ne l'entend jamais. Ce matin il m'a réveillé en descendant. Il avait l'air fâché. Mais il l'est souvent. Ah....non, ce matin il a cassé quelque chose. Je ne sais pas c'est quoi mais sa devait être grave parce qu'il était encore moins content. Je l'ai entendu remonter dans sa chambre, et là il y a eut un grand bruit de papier qui se déchire. Et après plus rien. Il est partis.
C'est tout ce que je peux te dire sur lui, là, désolé."

Amandine respirait calmement à présent qu'elle avait écoutée Amandine. Sa lui était revenue qu'il lui semblait avoir cassé quelque chose à elle aussi ce matin, mais impossible de se rappeler quoi ! Elle rassura Lina qu'elle n'avait pas de quoi être désolé, elle lui avait dit ce qu'elle voulait savoir, il n'y avait rien à ajouter de plus....
Amandine rejeta les couettes loin d'elle et se leva, pleine de bonnes intentions pour la journée, mais sa fièvre était loin d'être finie, et elle dû se recoucher à nouveau. Amandine s'endormit, bercée par la voix de coton de Lina, qui était venue se blottir tout contre elle pour lui prodiguer un peu de chaleur....

Amandine se réveilla quelques heures après, sa fièvre complètement disparue cette fois pour de bon. Elle s'empara de sa robe de bain et fila se débarbouiller de sa sueur collante sous une bonne douche. Elle n'avait pas vu Lina. Etait-elle déjà partie ? A l'appel de son prénom elle su que non. Elle se dépêcha de sortir de la douche pour répondre, mais Lina l'avait déjà trouvée. Elle avait ouvert la porte de la salle de bains et dit :
" Ah, tu es là ! Je me demandais où tu étais partie. Tu as fini de prendre ton bain ? Tu veux que j'aille te chercher des vêtements ? Aller, j'y vais, reste là. "
Amandine rit. Lina avait tout d'une petite mère. Et elle le faisait à merveille. Ce rôle là lui allait comme un gant. Tout le monde sait que les petites filles adorent jouer au "papa la maman" quand elles sont encore enfants.
Amandine se sécha vite. Déjà Lina revenait avec une pile de vêtements propres.
Amandine la remercia, se pencha pour voir ce qu'elle lui avait pris.....et hurla de rire une fois toute habillée !
Lina rit de bon coeur avec elle sans savoir pourquoi. Rien n'allait ensemble ! Lina lui avait pris un haut noir de soirée, décolleté, moulant, longues manches, qui se finissait en dessous de la poitrine, avec une sorte de bermuda hideux, à carreaux rouges verts et mauve, qu'elle ne mettait plus depuis des années ! Elle expliqua à Lina la situation, en la jouant comique :
" Ah ça non ! Alors là ! Mademoiselle la vendeuse, s'il vous plaît, je refuse de porter ce pantalon ! Trouvez-en moi un autre ou j'irai me plaindre que vous ne faîtes pas bien votre travail ! "
Lina se prit au jeu immédiatement, ravi :
"Mais.....Il est joli ce pantalon pourtant....."
Amandine lui pinça le nez :
"Non je l'aime pas ! "
Lina courut alors à la penderie d'Amandine et y farfouilla une bonne minute avant de sortir une jupe légère, flottante, qui se mouvait gracieusement au moindre caprice du vent. Amandine la prit, l'enfila en redonnant le bermuda à carreaux à Lina qui se dépêcha d'aller le ranger n'importe où. Elle dit :
"Mmh....pas mal..... J'opte pour cette jupe."
Lina toute contente d'avoir satisfaite sa cliente, sauta de joie.
Mais Amandine ne lui laissa pas le temps de jubiler plus longtemps et recommença son numéro de cliente jamais contente :
"Ah mais du coup le haut ne vas plus ! J'en veux un autre ! "
Amandine et Lina s'amusèrent comme des folles cette après-midi là.
Amandine qui n'avait jamais eut de petite soeur avec qui jouer retourna dans la belle enfance ou les soucis n'existent pas.
En fin d'après-midi, Suzanne téléphona : elle ne pouvait pas venir chercher Lina et demandait si sa ne dérangeait pas de la garder encore un peu. Amandine répliqua, toute aussi vive :
" Ah mais non pas du tout ! Elle peut même dormir ici si sa vous arrange ! Figurez-vous que grâce à elle je suis pratiquement guérie ! "
Evidemment que ça arrangeait Suzanne, ça la débarrassait d'un poids dans sa responsabilité de mère. Et sa faisait 3 personnes heureuses.
Lina qui avait suivit à peu près la conversation, sauta de joie quand Amandine raccrocha :
"Youpiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ! Je vais dormir chez Amandine !!!!"
Elles se préparèrent donc à une petite soirée entres elles confortable.
Le soir venu, Amandine alluma un petit feu dans le vieux salon étroit et sombre qui ne lui servait jamais.
Ensembles elles cuisinèrent, Amandine apprenant à Lina des gestes utiles pour cuisiner.
Elles mangèrent dans le salon, sur le canapé tout démodé et décousu, mais qu'Amandine adorait car il portait le parfum de sa mère.
Lina avait enfilé un tee-shirt trop grand pour elle qui appartenait à Amandine qui ne le mettait plus, en guise de chemise de nuit. Il était rose pâle, banal, avec seulement un smiley jaune qui faisait un clin d'oeil au centre, mais étrangement Lina l'aimait beaucoup. Amandine lui en fit cadeau. De toute façon noël venait de passer.
Après le repas, elles se prirent un chocolat pour faire durer cette soirée si spécial, mais aucune des 2 ne parlait. Elles savouraient cet instant chaleureux en compagnie de l'autre.
Amandine avait réussi à éloigner Johnatan de ces pensées pendant la journée mais il revenait à présent avec toutes ces questions qui l'entourait. Comme en écho à ses pensées, Lina murmura, en accord avec l'atmosphère de la pièce :
" Amandine. J'ai réfléchis tu sais. Et je pense que tu devrais faire quelque chose pour Johnatan. Ecrire un petit mot ou quelque chose comme sa....Ou bien encore, je peux lui dire un message de toi si tu veux"
Ainsi on rabordait le sujet, se dit Amandine. Il le fallait bien de toute façon.
Elle ne répondit pas tout de suite, réfléchissant, choisissant ses mots :
" Mmh....Je ne sais pas. Tu as peut-être raison. Je trouve sa étrange de lui écrire, comme si je me défilait, mais bon, je pense que c'est la meilleure solution. Tu lui donneras la lettre ? "
Lina hocha la tête. Amandine se leva, repoussant les couvertures qu'elles avaient rajouté pour se créer un petit cocon. Elle posa sa tasse sur une petite table de chevet en vois et alla chercher du papier et un crayon. Elle revint une minute plus tard avec le tout en main, et se reblottie dans couvertures en laine. A l'aide de Lina elle trouva les mots justes, les mots d'excuse de sa conduite, et signa. Elle mit le papier dans une enveloppe et y inscrivit le nom de Johnatan. Elle la tendit à Lina. Celle-ci l'avait regardé faire en silence, les yeux brillants, pareils à ceux de son frère : indéchiffrables. Ce regard mis mal à l'aise Amandine. Elle lui demanda pourquoi elle l'a regardait comme ça et Lina répondit, sérieuse :
" Amandine, tu disais que tu craignais de ne pas pouvoir partir si tu l'aimais trop, c'est sa ? Mais tu sais, en te regardant parler de lui, je vois bien que c'est déjà trop tard."
Ces mots sonnants de vérité glacèrent Amandine d'effroi.


FINITOOOOOOOOOOOOOOOOOOS !!! j'ai déjà écrit la suite mais je ne la metrai pa en ligne aujourd'hui sinon on va me traiter de traitresse. niark niark. TT

# Posté le mercredi 23 décembre 2009 13:15

Modifié le mardi 19 janvier 2010 15:17

5ème CHAPITRE !

5ème CHAPITRE !
NOYEUX JOEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEL !!!!!! :D .
Désolé du retard ! pour me pardonner je t'ai fait un chapitre encore plus long que les autres et encore plus DELICIEUX ! ^^ Je sais pas pourquoi je sens que tu vas adorer.........Bonne lecture !!

CHAPITRE : * Tête à tête *


Le lendemain, Lina dû repartir de bonne heure chez elle. Amandine se retrouva seule. Seule dans une maison de pierre qu'elle habitait depuis 16 ans. N'empêche qu'après tout ces rires, la maison lui semblait bien vide. Cela faisait longtemps que d'aussi gaies sons n'avait pas résonné dans la grande maison. Trouvant l'atmosphère intenable, Amandine décida d'aller faire un tour dehors. En flânant dans les rues, elle se rendit compte de l'importance qu'avait cette ville portuaire à ces yeux. Ce village rustique, situé dans le Nord-Ouest de la France en pleine Bretagne, avait un charme bien à lui.
Des routes en pavé, aux murets de pierre grimpant de lierre.
Des charmantes maisonnettes, aux bouquets envahissants d'hortensias multicolores.
Des couleurs pastelles à l'eau profonde de la mer ne formant plus qu'un.
Des cris des mouettes, aux douces odeurs saliventes des crêpes, se rajoutait encore l'air salé de la mer.
Cette ambiance si spéciale, était spécifique à son village. Toutes ces merveilles aveuglantes se révélaient à elle maintenant. Amandine contempla avec fierté grandissante le paysage bucolique qui s'offrait à elle. Et par dessus tout, ce qui l'attirait comme un aimant à un autre : Sa mer......
Une bouffée de bonheur près d'exploser enfla dans sa poitrine lorsqu'apparu à l'horizon les mats des voiliers, bruit familier, s'entrechoquant, attendant d'être apprêtés. Elle en avait les larmes aux yeux quand elle comprit combien tout cela lui était cher. Amandine accéléra le pas inconsciemment, et là, l'eau, la belle, la merveilleuse, resplendissante dans sa robe éclatante de lumière, se déroba sous ses yeux émerveillés. ça lui faisait cet effet à chaque fois, immanquablement, mais elle ne pouvait s'en défaire, s'en lasser. Enfin elle atteignit le rivage, le prolongea, se déchaussa, et dévala la pente jusqu'au sable doux, mou, fin, et humide en se rapprochant du bord. Un sentiment de liberté absolue s'empara d'elle entièrement, et elle afficha un visage rayonnant de bonheur. Ses cheveux fous cascadaient en une tornade d'éclairs captant la lumière. Presque plus aveuglants que l'étoile du jour elle-même......
Amandine marcha longtemps, comme à son habitude, le long de la plage, mais ses pas ralentirent lorsqu'elle arriva à l'endroit où elle s'était conduite comme la plus lâche des deux, deux jours auparavant. Elle ralentie, inconsciente qu'elle retenait aussi sa respiration. Elle s'assit lentement à l'endroit où Johnatan s'était assis. Il ne restait rien. Elle repassa la scène dans sa mémoire : il lui avait tendu un mouchoir. Elle palpa ses poches. Ce n'était plus le même blouson. Elle l'avait remercié. Stop. Arrêt dur image. Retour en arrière. Il l''avait regardé en tendant un mouchoir. Qu'il était beau ! Lina avait raison. C'était trop tard. Définitivement trop tard. Elle l'aimait. Et lui ? Que ressentait-il pour elle ? Il devait la prendre pour une gamine à changer en permanence d'avis. Oui mais il l'avait dit "Jolie....." C'était le chaos dans les pensées d'Amandine, mais il fallait qu'elle fasse le point. Elle reprit du début, pour ne pas tout mélanger. Bon, reprenons. J'en était au moment où il me tend un mouchoir.....Je ne l'avais pas remarqué mais.....Le soleil dans le dos l'avait obscurcie d'autant plus que sa peau était déjà d'un beau noire, faisant ressortir le blanc de ses yeux captivants. Ses cheveux noirs semblaient s'enflammer sur les bords.....La pâle couleur du sable le rendant encore plus unique.
Amandine souriait. Ce n'était qu'un souvenir, mais il était encore tellement brûlant dans sa tête avec les moindres détails ! Avance rapide : mouchoir, veste.....Veste. Il lui avait proposé sa veste. Parce qu'elle avait eut des frissons de se savoir assis à ses côtés. Amandine effleura le sable de ses doigts, puis en prit une petite poignée qu'elle laissa lentement filer, maître du sable, maître du temps. Elle recommença plusieurs fois, aimant la sensation du contact futile, douc, qu ise dérobait. Elle songea : Je ne l'ai même pas effleuré quand il m'a tendu son mouchoir. Comment est le contact de sa peau ? Si déjà rien que de voir le grain satiné de sa peau me met dans tout mes états, je n'ose pas l'imaginer !
Amandine avait l'impression d'être folle. Comment avait-elle pu en arriver là en si peu de temps ? Etait-ce le coup de foudre ? Pas vraiment mais sa y ressemblai fort. Elle se souvenait que rien que sa première rencontre elle en avait déjà été toute troublée. Amandine leva les yeux au ciel de moins en moins brumeux. Elle fixa la mince bande de l'horizon à peine visible. Le soleil était déjà bien avancé dans le ciel. Elle était restée là longtemps. Il sera bientôt midi. Elle se demanda si Johnatan avait déjà lut sa lettre. C'était fort improbable. Il devait encore travailler aujourd'hui. Comment réagira-t-il quand il la lira ? La jettera-t-il ou bien lui pardonnera-t-il ? Acceptera-t-il seulement de lui adresser à nouveau la parole un jour ? C'était la moindre des choses qu'elle pouvait se mettre à espérer.
Amandine repoussa ses cheveux dorés en arrière, et s'apprêta à s'en aller quand une tâche sombre attira son regard. Elle l'aurait reconnu à des milles de là. Il était là, en haut de la pente, appuyé contre une barrière, et l'observait, elle. Un sentiment de joie inexplicable la parcourue des pieds à la tête. Pour un peu elle se serait élancé vers lui en hurlant sa joie, les bras grands ouverts. A la place elle se résigna à afficher un visage désolé, même si un maigre sourire fleurit sur ses lèvres. Il semblait indifférent, comme d'habitude, mais là, c'est comme s'il ne la voyait pas vraiment, ou bien qu'il voyait une autre personne. Hésitante quand à la conduite à prendre, elle s'approcha de lui dans l'intention de lui répéter ses excuses s'il n'avait pas reçu la lettre. Il sortit de sa transe en la voyant approcher. Son regard s'illumina, comme s'il semblait réellement content de la revoir, mais il y restait une trace de prudence. Une fois assez proche de lui, elle entama la conversation, le regard rivé au sol :
"Sa....salut." Maudit bégaiement ! " Je suis désolé pour l'autre jour, je ne sais pas ce qui m'a pris, excuse moi."Relevant seulement les yeux pour observer sa réaction, elle en fut tellement surprise qu'elle releva carrément la tête, bouche bée.
Il souriait. Un sourire si tendre qu'elle en oubliait la suite de ses paroles. Elle devait faire vraiment une drôle de tête, car il ria soudain. Son rire cristallin emplit les oreilles d'Amandine, incapable de songer à autre chose : sous hypnose. Il se détacha de la barrière sur laquelle il s'appuyait, et s'approcha d'elle, plus sérieux. Elle voyait ces gestes comme au ralenti, capturant tout ce qui le concernait. Elle avait toujours la bouche ouverte. Au fur et à mesure qu'il s'approchait d'elle, elle devait lever les yeux plus haut pour le garder dans sa ligne de mire. Qu'il était grand ! Il sourit de nouveau, et soudain lui releva le menton avec un doigt ! Elle laissa échapper un petit cri de surprise. Il rit de nouveau puis dit :
" Si tu voyais ta tête ! On dirait que je vais te manger ! Ne t'en fais pas je ne te ferai rien, je veux juste.....que tu ne parte plus comme tu l'as fait avant-hier. C'est un peu flippant tu comprend."
Pour le coup, Amandine se détendit carrément. Elle avait oublié de relâcher sa respiration. Elle se rendit compte que la réaction de Johnatan face à ses excuses l'avait vraiment obsédé. Elle sourit enfin, en retour. C'est qu'il faisait même de l'humour Johnatan ! Cette fois ci ce fut à lui de sembler éblouis, mais il se reprit vite :
"J'ai bien reçu tes mots d'excuses, je te remercie. Lina m'a dit qu'elle t'avais aidé à la faire la lettre, pendant que tu avais été malade."Il avait pris un petit accent comique lorsqu'il fit la remarque que Lina l'avait aidée, et Amandine se sentie s'enflammer de honte. Mais il était déjà redevenu sérieux lorsqu'il ajouta qu'elle avait été malade. Comment un être humain pouvait glisser autant de subtilité dans une phrase ? se demanda Amandine un court instant avant de remarquer la note d'inquiétude qui y perçait franchement. Elle le regarda. Il semblait sincèrement inquiet. Elle s'empressa de le rassurer en disant à toute vitesse :
"Oh ce n'est rien, c'était juste un peu de fièvre, c'est tout, ça m'arrive souvent...."
Il l'a regarda, sceptique. Elle se sentie rougir de plus belle. Il rit devant son embarras. Etait-elle si drôle ?
Les mains dans les poches de son jean, sa même veste en cuir sur les épaules, il se la jouait décontracté. Et ça lui allait à merveille. Il dit :
" Je n'ai pas encore mangé, ça te dirai que nous déjeunions ensemble ? J'invite !"
Il avait d'un naturel pour ce genre de propositions, c'était fou ! Dans un sens il ressemblait en ce point à Lina. Une bouffée de joie l'étouffa à nouveau. Elle sentait son coeur affolé près d'exploser, elle eut du mal à retenir une exclamation :
"Oui ! " Il rit de nouveau. Décidément aujourd'hui était son jour de chance, se dit Amandine folle de joie devant tous ces petits bonheurs. Il lui pardonnai réellement ! C'était merveilleux !
C'est Amandine qui choisit le resto. Elle prit une crêperie. Elle adorait ça. Etrangement cela semblait troubler Johnatan. Il fut comme absent pendant une bonne durée du repas. Mais Amandine ne se laissa pas faire et poursuivit :
"Tu ne travail pas aujourd'hui ? "
Parler semblait le tirer de sa liturgie :
" Non, pas aujourd'hui. Je n'ai pas voulu. Mon patron va surement me tuer ou me virer quand je reviendrai demain."
Amandine songea un court instant qu'il n'avait pas voulu travailler pour...Pourquoi ? Pour elle ? Avant de s'écrier, incrédule :
" Mais....! Il ne peut pas ! Il n'a pas le droit pour une raison aussi futile ! "
Johnatan haussa les épaules, mais elle voyait bien qu'il pensait la même chose. Qu'il y avait pensé des multiples fois...
"Bah, je me suis fait virer pour moins que ça déjà."
"Mais c'est injuste ! Il ne peuvent pas sous prétexte que tu es......différent ! "
Johnatan la regarda droit dans les yeux, et lui rappela doucement :
" J'ai l'habitude tu sais, et puis....n'est-ce pas pour cette raison que tu es partie l'autre jour ? "
Amandine en resta comme deux ronds de flancs : Ainsi il l'avait vraiment pris tel quel. Elle secoua la tête, incapable de dire quoique ce soit. Enfin les mots se bousculèrent en désordre, se précipitant pour ôter cette affreuse idée de sa tête :
" Non, non ! Ce n'est pas ça ! Ce n'est pas pour ça que.....Ce n'est pas pour ça que je suis partie, je te le promet ! Oh, non ! Ne te met pas cette idée là dans la tête s'il te plaît ! Ecoute moi, je....je....Non, non, ce n'est pas pour ça, il faut que tu me croie ! "
Elle savait qu'elle avait l'air ridicule en essayant de se justifier. Johnatan la regardait, l'air grave. Elle resta là, secouant la tête de droite à gauche, incapable de rajouter un mot. Elle ne pouvait pas avouer qu'elle avait eut peut de lui quand même ! Peur de ne pas pouvoir partir......Johnatan avait repris cet air fermé. Amandine avait l'impression de le perdre. Perdre sa confiance une nouvelle fois. Et elle ne savait plus quoi faire. Il dit tout bas se que chacun savait qu'Amandine ne pourrait pas répondre :
" Pourquoi alors ? "
Et la question resta sans réponse. Sa crêpe avait refroidie. De toute façon elle n'avait plus l'appétit. Amandine secouait encore désespérément la tête. Elle se leva soudainement de table et déclara :
" Je vais aux toilettes."
Quand elle revint Johnatan avait payé l'addition. Ils s'en allèrent dans un silence glacial.
Amandine, mal à l'aise, dit quand ils arrivèrent au niveau de la barrière où Johnatan s'était appuyé :
"Je crois que je vais rentrer chez moi à présent. Merci pour la crêpe, au revoir...."
Elle n'avait pas fait trois pas que Johnatan la rattrapa et annonça :
" Attend. Je fais la route avec toi."
Elle ne chercha pas à l'arrêter, trop heureuse de rester encore un peu avec lui. Ils continuèrent en silence, mais au bout de quelques minutes, Amandine entendit Johnatan soupirer. Sa devait être un truck de famille. S'arrêter, puis dire :
"Bon, sa suffit. Je ne suis pas venu ici pour me disputer une nouvelle fois avec toi, d'accord. Je n'aurai pas dû remettre le sujet sur le tapis, je suis désolé."Il l'avait dit comme si sa l'embêtait vraiment de s'excuser encore une fois. C'est vrai, à croire qu'ils ne faisaient que sa, à tour de rôle. Quelque chose clochait entre ou quoi ? Amandine voulut ponctuer cette réconciliation façon décontracté, les rôles s'inversant encore une fois. Elle s'arrêta à son tour et le regarda, l'air buté :
"Non."
"Non quoi ? " demanda-t-il éberlué.
"Non, je ne veux pas t'excuser. C'est tout, c'est de ta faute, na ! "
Elle lui tira la langue comme une gamine qui boude, et se remit à marcher, plus vite. Il l'a rattrapa :
" Hey, tu cherches la guerre ou quoi ? Je t'ai dit que j'étais désolé ! " Il se prit cependant au jeu. Elle répliqua :
" Oui mais non."
Il éclata de rire :
"C'est quoi ça ? Sa veut rien dire ! On dirai ma soeur ! Elle doit avoir une certaine influence sur toi, ça doit être pour sa ! "
Elle le poussa de la chaussée :
"Tu sais ce qu'elle te dit son influence ?! "
Amandine se mit à rire à son tour, soulagée. Elle avait crut ne jamais pouvoir s'entendre avec lui un jour. Mais il était arrivé, et elle n'en était que plus heureuse.




Fiiiiiiiiiiiiiiin !!! alors ??????????????????????

# Posté le jeudi 24 décembre 2009 07:01

Modifié le samedi 23 janvier 2010 08:41